Certains pensaient que les Jeux Olympiques amèneraient la paix en Chine et au Tibet. D'autres pensaient que la démocratie s'imposerait, et que la presse et Internet seraient enfin libérés de la censure. D'autres croient au Père Noël et à la Petite Souris.
Vous l'aurez compris, si la Chine, ces derniers mois, a annoncé à plusieurs reprises vouloir réfléchir à une possible levée de censure sur son territoire (ou tout du moins pour les journalistes étrangers présents), il n'en est rien. En effet, d'après les nombreuses personnes déjà en place à Beijing (Pékin), la censure est toujours aussi présente.
Ce véritable camouflet pour le Comité international olympique (CIO), irrite en toute logique les journalistes étrangers présents dans l'Empire du Milieu. Sachant que près de 20 000 chroniqueurs et commentateurs sont attendus d'ici le 8 août prochain, jour de la cérémonie officielle d'ouverture des Jeux Olympiques de Beijing 2008.
« Nous fournirons un accès à Internet suffisant pour les journalistes. Notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d'Internet pour leur travail pendant les Jeux Olympiques. Et nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela », a tenté d'expliquer aujourd'hui, lors d'un point-presse, et non sans mal, Sun Weide, le porte-parole du comité d'organisation.
Sont indisponibles pour les journalistes présents à Beijing les sites "classiquement censurés" comme Amnesty International, Reporters Sans Frontières, la BBC ou encore le site officiel du gouvernement tibétain. Mieux encore, certains sites de quotidiens de Taiwan et Hong-Kong seraient eux aussi bloqués. L'encyclopédie libre Wikipédia et YouTube fonctionneraient parfaitement. Certains de leurs contenus "subversifs" seraient par contre bloqués.
La presse indique aussi l'inaccès aux informations portant sur Fa Lun Gong, mouvement spirituel chinois particulièrement important dans cette partie du monde. On se demandera toutefois pourquoi les journalistes étrangers, spécialisés dans le sport qui plus est, devraient être "protégés" par le gouvernement chinois sur un mouvement spirituel dont ils n'ont certainement jamais entendu parler jusqu'à ce jour.
Le CIO, usant de sa langue de bois habituelle, aurait vivement réagi et annonce vouloir connaître la réaction des autorités chinoises sur ce sujet. Le CIO pourrait priver de dessert les dirigeants chinois en cas de réponse négative.
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