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Des projets concernant une super base de données, recensant les appels téléphoniques et les emails envoyés en Angleterre, font actuellement l'objet de vives critiques. Le gouvernement y voit pourtant là une issue dans son combat contre le crime et le terrorisme.
Une société sous surveillance
Jonathan Bamford, commissaire général, a prévenu que l'Angleterre pourrait ainsi être « dans son sommeil transformée en une société sous surveillance ». Pour Jamie Cowper, spécialiste de la protection de données dans la firme PGP, d'autres questions se posent. « Alors que le public est endormi, le gouvernement semble avoir les yeux grands ouverts, vers tout, malheureusement, sauf la sécurité », déplore-t-elle.
Elle estime qu'un tel système regroupant des informations ne saurait être mis en place qu'à la condition que l'on puisse démontrer que ce dernier est approprié et maintient un équilibre dans le contrôle des informations, mais surtout prend en compte que la sécurisation des informations ainsi stockées « est d'une importance capitale ».
Lutte contre le terrorisme, toujours...
Après de nombreux revers dans le domaine, la confiance du public est en effet quelque peu égratignée. On songe notamment à la perte récente d'un CD contenant des informations personnelles sur les citoyens ayant fait une demande d'adoption d'enfants.
Le dernier plan en date, proposé par le Home Office, doit être examiné par les députés avant la fin de l'année. Un porte-parole a, à ce titre, insisté pour assurer qu'il est d'une importance cruciale « que les autorités publiques aient accès aux données essentielles dans la lutte contre le terrorisme et les enquêtes faisant suite à des crimes ».
Trop de risques pour être vrai
Mais les risques sont grands puisqu'une telle manoeuvre élargirait encore le pouvoir de la RIPA (the Regulation of Investigatory Powers Act) qui permet déjà l'accès pour des centaines d'agences gouvernementales à des informations. Certains estiment donc que cette législation, qui contraint les autorités à demander les informations auprès des fournisseurs d'accès, est déjà plus que suffisante.
« La lutte contre le terrorisme ne nécessite pas une base de données centralisée, explique Chris Mayers, chef de la sécurité chez Citrix Systems. Une telle base devrait en effet faire face à une double menace, venue de l'intérieur et de l'extérieur. Plus des personnes y auront accès, plus les risques seront présents. »
Circonspection chez les FAI
Ça fleure bon le Big Brother chez nos voisins d'outre-Manche. Ainsi, l'association des fournisseurs d'accès à internet a déclaré qu'elle attendait plus d'informations sur ce projet. « Nous aimerions en savoir plus en particulier sur les intentions du gouvernement en ce qui concerne la modification des procédures touchant à la collecte d'informations ».
De son côté, Privacy International, organisme défendant les droits de l'homme, ne s'est pas privé pour commenter cette décision, considérée évidemment comme un pas dangereux vers un système big brotheresque. Pour certains, l'idée que les FAI collectent des informations et les fassent parvenir à l'administration centrale est sans doute illégale.
Une société sous surveillance
Jonathan Bamford, commissaire général, a prévenu que l'Angleterre pourrait ainsi être « dans son sommeil transformée en une société sous surveillance ». Pour Jamie Cowper, spécialiste de la protection de données dans la firme PGP, d'autres questions se posent. « Alors que le public est endormi, le gouvernement semble avoir les yeux grands ouverts, vers tout, malheureusement, sauf la sécurité », déplore-t-elle. Elle estime qu'un tel système regroupant des informations ne saurait être mis en place qu'à la condition que l'on puisse démontrer que ce dernier est approprié et maintient un équilibre dans le contrôle des informations, mais surtout prend en compte que la sécurisation des informations ainsi stockées « est d'une importance capitale ».
Lutte contre le terrorisme, toujours...
Après de nombreux revers dans le domaine, la confiance du public est en effet quelque peu égratignée. On songe notamment à la perte récente d'un CD contenant des informations personnelles sur les citoyens ayant fait une demande d'adoption d'enfants.
Le dernier plan en date, proposé par le Home Office, doit être examiné par les députés avant la fin de l'année. Un porte-parole a, à ce titre, insisté pour assurer qu'il est d'une importance cruciale « que les autorités publiques aient accès aux données essentielles dans la lutte contre le terrorisme et les enquêtes faisant suite à des crimes ».
Trop de risques pour être vrai
Mais les risques sont grands puisqu'une telle manoeuvre élargirait encore le pouvoir de la RIPA (the Regulation of Investigatory Powers Act) qui permet déjà l'accès pour des centaines d'agences gouvernementales à des informations. Certains estiment donc que cette législation, qui contraint les autorités à demander les informations auprès des fournisseurs d'accès, est déjà plus que suffisante. « La lutte contre le terrorisme ne nécessite pas une base de données centralisée, explique Chris Mayers, chef de la sécurité chez Citrix Systems. Une telle base devrait en effet faire face à une double menace, venue de l'intérieur et de l'extérieur. Plus des personnes y auront accès, plus les risques seront présents. »
Circonspection chez les FAI
Ça fleure bon le Big Brother chez nos voisins d'outre-Manche. Ainsi, l'association des fournisseurs d'accès à internet a déclaré qu'elle attendait plus d'informations sur ce projet. « Nous aimerions en savoir plus en particulier sur les intentions du gouvernement en ce qui concerne la modification des procédures touchant à la collecte d'informations ». De son côté, Privacy International, organisme défendant les droits de l'homme, ne s'est pas privé pour commenter cette décision, considérée évidemment comme un pas dangereux vers un système big brotheresque. Pour certains, l'idée que les FAI collectent des informations et les fassent parvenir à l'administration centrale est sans doute illégale.
Rédigée par le mercredi 21 mai 2008 à 11h33 (14735 lectures)
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